Caricatures of Muhammad - ancient history

Le Figaro newspaper today carries an interesting article on the long history of caricatures of Muhammad. The first known example, the article says, can be traced back to 1141-3 in an illustrated Latin translation of the Qur'an.  

The illuminated manuscript shows the Prophet with a fish's tail and feathers on his body. The Bible was on display at the page shown at an exhibition entitled "Books of the Word: Torah, Bible and Koran" in Paris and was seen by thousands of visitors as well as being put on-line (it still is). Nobody complained let alone demonstrated or threatened violence. Would that still be the case today if some over-sensitive Muslim decided to make this a cause-celebre?

Are we to be denied in future the opportunity of viewing such ancient manuscripts because of the sensitivities of a religious group?


La provocation de Charlie Hebdo renvoie à des pratiques très anciennes.


Détail de la première version latine du Coran (1141-1143), un ouvrage conservé à la BnF.
Détail de la première version latine du Coran (1141-1143), un ouvrage conservé à la BnF.
Caricaturer Mahomet, ce genre d'exercice remonte au Moyen Âge. La toute première caricature connue date, en effet, de 1141-1143. On voit Mahomet avec une queue de poisson et des plumes sur le corps. Elle figure dans une enluminure illustrant la première version latine du Coran, conservée à la Bibliothèque nationale de France (BnF). Ce travail de traduction avait été effectué sous la direction de Pierre le Vénérable, à l'abbaye de Cluny. Cet abbé, ami de saint Bernard, d'Héloïse et d'Abélard, œuvrait dans un contexte polémique. Jusqu'alors, il était interdit de vendre le Coran aux non-musulmans. D'un autre côté, il fallait bien pouvoir le lire si l'on prétendait le réfuter.
L'ouvrage a été présenté à la BnF, en 2005, dans l'exposition «Livres de parole, Torah, Bible, Coran». Bien qu'ouvert à la page du dessin, il ne s'est trouvé personne pour s'en offusquer. L'exposition a été vue par des milliers de visiteurs et mise en ligne (elle l'est toujours). On se trouvait pourtant à l'époque de la première affaire des caricatures de Mahomet déclenchée par le journal danois Jyllands-Posten.